l’agoraphobie

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un film : Copycat.

Pas pour le suspense.
Pas pour l’enquête.
Mais pour une chose plus silencieuse : l’agoraphobie.

Dans ce thriller psychologique, le personnage principal, interprété par Sigourney Weaver, est une psychologue spécialisée dans les tueurs en série. Après avoir été agressée, quelque chose change.

Elle ne sort plus.

Pas parce qu’elle ne veut pas.
Parce qu’elle ne peut pas.

La peur est normale. La phobie est différente.

La peur est un mécanisme fondamental chez l’être humain.
Elle nous protège. Elle nous alerte. Elle nous maintient en vie.

Mais une phobie, c’est autre chose.

C’est la peur… d’avoir peur.

Dans le film, certaines scènes montrent ses tentatives de sortir. Elle pose un pied dehors — et son corps s’emballe :

sensation d’irréalité/ respiration qui s’accélère/ difficulté à respirer…

Son corps passe en mode survie.

Le problème ?
Il n’y a pas de danger réel.

Comment on en arrive là ?

Une phobie ne se construit pas en un jour.

Elle se construit par évitement.

Plus on évite de sortir, plus on ressent un soulagement immédiat.
Et ce soulagement crée une illusion de sécurité.

Le cerveau apprend alors une mauvaise leçon :
“Si je reste chez moi, je suis en sécurité.”
“Si je sors, je suis en danger.”

Et voilà le bug.

Le cerveau ne distingue plus le danger réel du danger imaginé. Il déclenche l’alarme… même quand il n’y a pas d’incendie.

Le moment clé du film

À la fin de Copycat, le personnage doit faire face à un danger réel. Cette fois, le risque est concret.

Et que fait-elle ?

Elle sort.

Pas parce que la peur a disparu.
Mais parce que survivre devient plus important que fuir.

Elle choisit l’action malgré la peur.

Une de mes clientes l’a très bien résumé :
“Il faut arrêter d’éviter les évitements.”

Si vous avez compris que c’est un bug du cerveau —
Pourquoi attendre encore pour commencer à le reprogrammer ?